تبليغاتX
کميته دانشجويی - Les étudiants emprisonnés en Iran
نه به حمله نظامی امپریالیستی، نه به ارتجاع جمهوری اسلامی

 

Les étudiants emprisonnés en Iran

Le texte ci-dessous est repris de la déclaration récente des « Etudiants Libertaires et Egalitaires » en Iran concernant les étudiants emprisonnés. Et ce, pour organiser une action immédiate pour libérer ces étudiants.- 01Janv2008

     « Le prisonnier politique, assis sur une chaise, face au mur, est questionné par une équipe spécialisée. Les questions sont orales ou écrites et l’interrogation dure des heures, sans interruption. Si le prisonnier politique ne collabore pas et surtout s’il n’accepte pas les termes de l’acte d’accusation, alors, les heures noires commencent ! Les inquisiteurs se mettent à l’injurier. Ils essaient surtout atteindre les femmes de la famille du prisonnier. Les injures sont mélangées de menaces permanentes et des coups sur la nuque et les épaules. Peu à peu, à la tombée de la nuit, l’heure de la vraie torture arrive. ; « Les briseurs de résistance » qui sont spécialement entraînés à cet effet, montent sur la scène ! Le prisonnier est transféré à la cave ou bien dans le hangar à moteurs ou à la cour intérieur de la prison. La voix des « briseurs de résistance » reste toujours au plus haute ; ils crient sans arrêt et injurient et menacent le prisonnier. Ils l’obligent à s’assoire et se lever sans arrêt et s’il n’obéit pas les coups pleuvent. Pendant ce temps, le tortionnaire donne en continue des nouvelles sur l’état de santé des parents du prisonnier ; que sa mère a fait une malaise cardiaque en apprenant l’arrestation de son enfant ou que son père est à l’article de la mort etc. Ils disent aussi que le juge a signé sa condamnation à ‘Tazir’ (c'est-à-dire la torture légale islamique) et qu’une longue durée d’emprisonnement l’attend. Dès que le mouvement se ralentit, les coups de poings et de pieds tombent pour obliger le prisonnier à s’assoire et se lever plus vite. Peu à peu la fatigue commence à faire ses effets et le prisonnier ne sent plus ses articulations et ses mouvements restent lents malgré les coups ! A ce stade, le tortionnaire oblige le prisonnier à se mettre debout sur un seul pied ! Ce stade non plus, ne peut pas durer longtemps et le tortionnaire bien expérimenté, comprend que la limite de la fatigue est atteinte. C’est à ce stade que commencent les coups sur les deux côtés du cou et derrière les genoux. Le prisonnier perd son équilibre et pour ne pas tomber, doit se ressaisir. La fréquence et la permanence de ces coups produisent des douleurs insupportables. Ensuite viennent des coups de poings dans le dos, sur la colonne vertébral. La douleur atteint un niveau encore plus élevé ; un voile noir se dresse devant les yeux du prisonnier. Il s’évanouie mais les tortionnaires l’aspergent d’eau froide pour le tenir conscient et continuer la torture.

     Finalement, le prisonnier est envoyer dans sa cellule d’isolement avec une centaine de feuilles de papiers qu’il doit remplir jusqu’au lendemain matin s’il veut échapper à une nouvelle séance de torture. S’il résiste encore, le tortionnaire revient avec un ordre de ‘Tazir’ à la amin. ‘Tazir’ est la torture légale islamique, ordonnée par un juge islamique ; une fonction occupée par un mollah. Les bras et les jambes du prisonnier sont solidement attachés à une table en bois et les plantes de ses pieds et sa taille sont frappées à l’aide d’un fouet ou un câble.

     Une autre sorte de torture qui est utilisée dans des cas où le corps du prisonnier ne doit pas présenter des traces de coups et blessures est l’enfermement dans une cellule peint uniformément en blanc ou en rouge. Dans ces cellules d’isolement numérotées 209 ou 325, le prisonnier est enfermé durant une à deux semaines sans voir personne ; ni même les gardiens ! Au fond de la cellule, un petit orifice de 10 sur 20 centimètre de dimensions, permet le passage de la nourriture. La couleur immaculée blanche ou rouge de la cellule joue sur le système nerveux du prisonnier. Au bout de deux ou trois jours ; les spasmes nerveux envahissent son corps. Si l’enfermement continue, à la longue, le prisonnier perd ses facultés mentales et présente des signes de folie. L’effet de cette torture est tel que souvent les prisonniers acceptent n’importe quelle collaboration.

     L’étape suivante est la torture sexuelle qui est surtout utilisée pour le cas des jeunes prisonniers. Il est menotté et ses yeux sont couverts par un bandeau. Plusieurs tortionnaires l’entourent et toute en prononçant les menaces les plus vulgaires, se mettent à lui faire des attouchements. Cette torture rend le prisonnier tellement nerveux qu’il accepte des fois à collaborer. Il arrive aussi que le prisonnier se défende et attaque ses tortionnaires. Alors là, le juge de la religion entre en scène et donne l’ordre de ‘Tazir’.

     Une autre torture, la plus horrible, consiste à priver le prisonnier de sommeil. Il est enfermé dans une cellule illuminée par des projecteurs extrêmement puissants. Un haut parleur diffuse à très haut degré de puissance sonore, le bruit de sirènes mélangé de chants de lamentations religieuses ! Le prisonnier perd rapidement le control de ses nerfs et parfois il s’évanouie. Dans ce cas, les tortionnaires reviennent pour mettre sa tête sous le robinet des toilettes et le tenir éveillé pour continuer la torture. Ce jeu diabolique peut durer pendant 3 à 7 jours.

     Ce qui a été dit présente seulement une partie des tortures que subissent les prisonniers dans les cellules 209 et 325. Les étudiants épris de l’égalité et de la liberté, qui sont actuellement incarcérés dans les geôles de la République Islamique, sont en danger de ces traitements inhumains. Ceux parmi eux qui n’ont pas encore contactés leurs familles, sont certainement en face de ces exactions insupportables ! »

  Plus d’ information:

   www.committe2007.blogfa.com

  committe.2007@gmail.com

    committee.2007@hotmail.com 


    کمیته2007  |